Le conseil franco-allemand de l’environnement
Suite à un échange de lettres entre les ministres français et allemand des Affaires étrangères, le Conseil franco-allemand de l’environnement a été créé en 1989. Il a pour mission d’harmoniser les politiques environnementales des deux pays, d’expliquer au niveau bilatéral les problèmes environnementaux, de coordonner les positions en matière de politique de l’environnement dans le cadre de l’Union européenne et sur le plan international ainsi que de développer des initiatives communes sur les questions environnementales internationales. Ce conseil se réunit une fois par an tour à tour en France et en Allemagne. La dernière session du Conseil de l’environnement a eu lieu en février 2008 à Goslar, en Allemagne, sous la présidence de Monsieur Jean-Louis Barloo, alors ministre de l’Écologie et du Développement durable, et de Monsieur Siegmar Gabriel, ministre allemand de l’Environnement. Le réchauffement climatique et la biodiversité ont figuré parmi les principaux thèmes abordés à cette occasion.
Ministère de l'Environnement, de la Protection de la nature et de la Sûreté nucléaire (en all.)
En matière de politique de l’environnement, la présidence allemande de l’Union européenne au premier semestre 2007 s’est principalement attachée à définir l’avenir écologique de l’Europe autour de cinq aspects prioritaires : la politique industrielle écologique, le climat, l’énergie, la mobilité durable et la biodiversité. Une politique industrielle et d’innovation écologique au niveau européen doit systématiquement promouvoir les écotechnologies et ainsi garantir autant que possible la protection de l’environnement, un développement économique durable, des avantages concurrentiels et enfin l’emploi. Grâce aux ambitieux objectifs de réduction sur lesquels s’est accordé le Conseil européen en mars 2007, l’Union européenne assume pleinement son rôle de chef de file dans la lutte contre la pollution et le changement climatique et donne parallèlement des impulsions en faveur d’un processus international de protection du climat après 2012. Les discussions sur une réduction des émissions polluantes des véhicules ont progressé sous la présidence allemande de l’UE afin de faire avancer la notion de mobilité durable et respectueuse de l’environnement. La présidence allemande de l’Union s’est également penchée sur la protection et l’utilisation durable de la biodiversité dont l’érosion a pris des proportions alarmantes.