1989, chute du Mur: La fin d'une époque

19 août :

"Pique-nique paneuropéen" à la frontière austro-hongroise : 600 ressortissants de RDA parviennent à fuir. La représentation permanente de la RFA à Berlin-Est et ses ambassades à Budapest et à Prague, alors déjà bondées, avaient dû fermer leurs portes.

24 août :

Le flux de réfugiés ne cessant de croître, tous les Allemands de l'Est massés dans l'ambassade de la RFA à Budapest sont autorisés par le gouvernement hongrois à rejoindre la République fédérale en transitant par l'Autriche. Le 10 septembre, cette disposition est étendue à l'ensemble des ressortissants de RDA présents sur le territoire hongrois.

4 septembre :

Les prières pour la paix et les manifestations du lundi font leur apparition à Leipzig. Les citoyens réclament une transition pacifique et démocratique de la RDA.

12 septembre :

Le gouvernement polonais promet à tous les ressortissants est-allemands réfugiés dans l'ambassade de la RFA à Varsovie de ne pas les expulser vers la RDA.

30 septembre :

"Nous sommes venus vous annoncer qu'aujourd'hui, votre départ…" Un déchaînement de liesse couvre les derniers mots du ministre des Affaires étrangères de la RFA, Hans-Dietrich Genscher, qui fait cette déclaration depuis le balcon de l'ambassade à Prague. Il n'en est pas moins compris : tous les réfugiés est-allemands massés dans l'ambassade de la RFA à Prague obtiennent l'autorisation de partir pour la République fédérale d'Allemagne. En amont, les dirigeants de la RDA avaient directement pris contact avec le gouvernement fédéral. Dans la même nuit, des trains spéciaux sont affrétés pour acheminer des milliers de personnes vers l'Ouest.

7 octobre :

Les dirigeants de la RDA fêtent les 40 ans de la République démocratique allemande. À Berlin-Est, des manifestations sont réprimées dans la violence par la Volkspolizei (litt. "police du peuple").

9 octobre :

À Leipzig a lieu la manifestation du lundi qui sera déterminante pour la révolution pacifique en RDA : quelque 70.000 personnes défilent sur le "Ring" (périphérique), devant les locaux de la Stasi. Les forces de l'ordre capitulent devant cette déferlante de militants pacifiques.

18 octobre :

Les manifestations du lundi et les prières pour la paix s'étendent à toute la RDA. Erich Honecker est contraint de démissionner du Politbüro du SED (Parti socialiste unifié d'Allemagne).

4 novembre :

À Berlin-Est, plus de 500.000 personnes manifestent en faveur de la liberté d'expression, d'opinion et de réunion. Elles réclament également des réformes démocratiques.

9 novembre :

Lors d'une conférence de presse internationale, Günter Schabowski, membre du Politbüro, annonce de nouvelles dispositions en matière de voyages à l'Ouest. Elles sont applicables "tout de suite, sans délai". La conférence de presse est retransmise en temps réel à la télévision. Des milliers de Berlinois de l'Est et de l'Ouest se ruent alors vers le mur. Dans le courant de la soirée, les garde-frontières relèvent les barrières. La chute du mur de Berlin consacre la fin de la division de l'Allemagne et de l'Europe.

 

Les événements en détail

1989, chute du Mur: La fin d'une époque

Oeuvre en mémoire du 9 novembre 1989 © dpa/pa

Une seule question fait tomber le Mur

La réponse spontanée de Günter Schabowski, membre du Comité central de la SED, à la question d'un journaliste déclenche le soir même la ruée des Allemands de l'Est vers les frontières © dpa/pa

Riccardo Ehrman n’a posé qu’une question à Günter Schabowski le 9 novembre 1989 au Centre international de presse à Berlin-Est. Mais elle fut décisive.

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