L'ambassade d'Allemagne célèbre les 20 ans de la chute du mur

5 novembre 2009 - Émotions du passé, espoirs de l'avenir. À cinq jours des commémorations officielles, c'est sous ce double slogan que l'ambassade d'Allemagne a célébré, mercredi, le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin. Près de 400 personnes, dont les secrétaires d'État français aux Affaires européennes et aux Transports, Pierre Lellouche et Dominique Bussereau, ont assisté à une soirée intense et chaleureuse, qui rappelait les heures cruciales de l'automne 1989 tout en offrant une large place aux jeunes. À l'issue de la soirée, l'ambassadeur d'Allemagne en France, Reinhard Schäfers,et ses invités d'honneur ont inauguré la projection sur la façade de l'ambassade d'un film retraçant les événements de 1989. Les images en sont projetées tous les soirs jusqu'au 9 novembre.

Le pouvoir de l'engagement

Dans un discours teinté d'émotion, M. Schäfers a rappelé le déroulement et le sens des événements de l'automne 1989. Il a souligné le "courage" des citoyens de la RDA qui ont, "individuellement, pris leur destin en main" pour faire basculer l'histoire. Il s'est ensuite tourné vers les jeunes, vers cette première génération "qui n'a pas connu la Guerre froide". Il leur a délivré un message de foi dans le pouvoir de l'engagement politique et citoyen. "Continuez à vous engager ! Continuez l'œuvre de paix édifiée par vos prédécesseurs au prix de leur courage, et parfois de leur vie", leur a-t-il lancé.

Les jeunes à l'honneur

Durant toute la soirée, un programme riche et dense avait donné la parole à ces jeunes, venus de toute la France. Le Centre d'information et de documentation de l'ambassade d'Allemagne (CIDAL) avait invité une vingtaine de jeunes "nés en novembre 1989", pour leur demander ce que représentait pour eux cette date de naissance. Julien Moutel, qui est né dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, celle de l'ouverture du mur, mais aussi Bastien Wild, Florian Förster et Tomomitsu Maruta ont livré leur expérience et leurs souvenirs. Ils se sont dits heureux d'être nés sous le signe de la réconciliation du peuple allemand. "C'est un bon départ dans la vie", a souligné l'un d'entre eux. Et ce fut, aussi, un événement important pour toute l'Europe.

La jeune génération s'est d'ailleurs distinguée, durant cette soirée, par sa spontanéité et par son engagement au service de l'amitié franco-allemande. Béatrice Angrand et Eva-Sabine Kuntz, les secrétaires générales de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), ont présenté les "Jeunes ambassadeurs de l'OFAJ". Ces jeunes Français s'engagent au quotidien pour promouvoir l'amitié entre la France et l'Allemagne. Quatre d'entre eux sont venus expliquer les raisons de leur participation à cette initiative, et décrire leur expérience.

La chute du mur vue par de jeunes journalistes

À peine plus âgées qu'eux, trois étudiantes en journalisme se sont ensuite vu décerner par Pierre Lellouche le Prix de journalisme organisé par le CIDAL à l'occasion de la chute du mur de Berlin. Sophie Tardy-Joubert (1er prix), Cécile Leclerc (2e prix ) et Marion Sollety (3e prix) ont été distinguées par un jury indépendant, composé de journalistes travaillant pour de grands médias français et allemands. Elles ont montré, à travers leurs candidatures, que la chute du mur de Berlin avait eu des impacts jusqu'à aujourd'hui, en France, en Allemagne et au sein de l'Europe. La gagnante, Sophie Tardy-Joubert, en a exploré les aspects culturels et quotidiens jusque dans l'intimité d'un jeune couple "est-normand".

 

Les lauréates du Prix de journalisme du CIDAL :

1er Prix : Sophie Tardy-Joubert ("Une histoire est-normande")

2e Prix : Cécile Leclerc ("Le jumelage entre Juniville et Crawinkel, fruit de la chute du mur")

3e Prix : Marion Sollety ("Les yeux de la France à Berlin")

"9 novembre 1989 : l’Histoire bascule en une nuit"

Flashplayer n'est pas installé (© ARD/Ambassade d'Allemagne)

La projection du film de l’ARD, première chaîne de télévision allemande, sur la façade de l'ambassade a eu lieu du 4 au 9 novembre 2009