La réforme du rail en France et en Allemagne au programme d’une soirée à l’Hôtel de Beauharnais

22.11.2011 - Le 16 novembre dernier, un dîner-débat à l’Hôtel de Beauharnais a réuni des experts français et allemands pour un échange de vues sur la réforme du rail et l’évolution du trafic ferroviaire en Europe.

Allocution de bienvenue de M. Reinhard Schäfers Agrandir l'image (© Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) L’ambassadeur Schäfers s’est réjoui de cette initiative de la SNCF et de la Deutsche Bahn qui, au-delà de la concurrence naturelle qui les oppose, ont souhaité réfléchir ensemble à des projets pour des chemins de fer viables et capables de s’affirmer face aux autres modes de transport. En France comme en Allemagne, le trafic ferroviaire, qui relie par ailleurs ces deux grands voisins, joue un rôle crucial dans la politique des transports.

Le président-directeur général de la Deutsche Bahn AG,  M. Rüdiger Grube, a ouvert le débat par une intervention consacrée aux succès de la réforme ferroviaire en Allemagne.

Il a montré aux participants français, habitués à une stricte séparation de l’exploitation des lignes et de la gestion des infrastructures, de quelle manière le modèle allemand, efficace et compétitif, d’une holding réunissant ces deux fonctions sous la surveillance des autorités avait fait la preuve de son succès.

Présentation de M. Rüdiger Grube, président de la Deutsche Bahn Agrandir l'image (© Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) M. Grube est revenu sur les objectifs, les principes et les résultats de la réforme du rail en Allemagne qui a débuté en 1993, suite à la fusion de la Bundesbahn ouest-allemande et de la Reichsbahn est-allemande. À ses yeux, la forte surveillance des chemins de fer a permis une réelle ouverture du marché et garantit aujourd’hui une concurrence équitable et non‑discriminatoire. De nombreux concurrents étrangers utilisent désormais les voies ferrées allemandes. Ils représentent déjà une part de marché de 24 % du transport de fret, soit un volume supérieur à l’ensemble du fret ferroviaire en France.

À ses yeux, l’étroite coordination de l’exploitation des lignes et de la gestion des infrastructures en Allemagne offre à toutes les compagnies ferroviaires plusieurs avantages : la sécurité de planification, une coordination efficace et un trafic fluide.  

Intervention de M. Guillaume Pepy, président de la SNCF Agrandir l'image (© Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) Lors de cette intervention, le public français s’est montré particulièrement intéressé par l’augmentation du transport de fret ferroviaire et l’effacement de la dette obtenus depuis le début de la réforme. M. Grube a expliqué que les investissements dans les infrastructures, existantes ou nouvelles, incombent à la fois à l’État et à la Deutsche Bahn (DB). Il a également précisé que, lors de la fusion de la Reichsbahn et de la DB, l’État, la société allemande de chemins de fer et les syndicats s’étaient associés pour traiter de manière constructive les questions relatives au personnel.

M. Schäfers et M. Pepy dans le salon des quatres saisons où des tables ont été dressées pour l'occasion Agrandir l'image (© Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) Guillaume Pépy, le président du groupe SNCF, s’est quant a lui dit désireux de voir les deux plus grands groupes européens explorer ensemble des pistes de projets efficaces et compatibles dans un esprit de coopération, notamment dans la perspective d’un trafic ferroviaire paneuropéen. À l’instar de M. Grube, il a salué les progrès accomplis dans le trafic ferroviaire transfrontalier entre la France et l’Allemagne.

La réforme du rail en France et en Allemagne au programme d’une soirée à l’Hôtel de Beauharnais