Premier colloque franco-allemand sur la diplomatie scientifique à Paris

22.11.2011 - L’ambassadeur d’Allemagne, M. Reinhard Schäfers, a invité les participants du colloque franco-allemand sur la diplomatie scientifique ainsi que différentes personnalités politiques et scientifiques à approfondir le bilan des échanges et poursuivre les discussions de la journée autour d’un cocktail en sa résidence, l’Hôtel de Beauharnais.

 

Mot de bienvenue de l’ambassadeur d’Allemagne, M. Reinhard Schäfers, à l'attention des participants du colloque franco-allemand sur la diplomatie scientifique (Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) Agrandir l'image (© Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) La coopération scientifique compte parmi les formes les plus anciennes et les plus tangibles de relations interétatiques. Or les différentes dimensions des relations scientifiques internationales, en particulier les interactions entre la politique étrangère et la science, ne sont abordées sous un angle stratégique et pratique que depuis peu. Le réseau français de conseillers et attachés scientifiques AVRIST et l’ambassade d’Allemagne ont donc décidé de se pencher sur le sujet en organisant un colloque franco-allemand sur la diplomatie scientifique qui s’est tenu le 21 novembre 2011 à la Fondation Simone et Cino del Duca, dans les locaux de l’Institut de France.

 

Le professeur Martin Andler, Christian Duhamel d'AVRIST et Jacques Stern, conseiller auprès du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche  (Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) Agrandir l'image (© Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) Après l’accueil des participants par M. Jacques Stern, conseiller du ministre français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et M. Reinhard Schäfers, l’ambassadeur d’Allemagne, Mme Hélène Tréheux-Duchêne, directrice des politiques d’attractivité et de mobilité au ministère des Affaires étrangères et européennes, et Mme Anna Prinz, directrice générale adjointe chargée de la politique scientifique extérieure au ministère fédéral des Affaires étrangères, ont présenté les visions française et allemande de la diplomatie scientifique.

 

Allocution de Mme Catherine Bréchignac, ambassadeur délégué à la science, la technologie et l’innovation, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences  (Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) Agrandir l'image (© Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) Mme Bréchignac et M. Jörg Hacker, président de l’Académie allemande des sciences Leopoldina, ont ensuite évoqué avec les participants les perspectives d’initiatives et projets franco-allemands s’inscrivant dans une diplomatie scientifique commune et insisté sur le rôle joué à cet égard par les académies des sciences.

 

Des exemples et expériences de succès franco-allemands ont été cités à l’appui : projets de portée européenne et internationale tels que la coopération entre le Fonds allemand scientifique (DFG), le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche (BMBF) et l’Agence nationale de la recherche (ANR), mais aussi coopérations régionales ciblées (par exemple la coopération scientifique franco-allemande avec l’Afrique). Une attention tout aussi grande a été accordée aux projets à vocation mondiale tels que l’initiative du Sommet mondial pour la santé, ainsi qu’aux coopérations universitaires, par exemple l’Université franco-allemande.

 

Ambassadeur Schäfers, son épouse Mechthild Schäfers, et le professeur Philippe Meyer de l'Académie des sciences (Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) Agrandir l'image (© Ambassade d'Allemagne / F. Brunet) En fin d’après-midi, le professeur René Lasserre, directeur du Centre d’information et de recherche sur l’Allemagne contemporaine (CIRAC), a animé la table ronde finale consacrée à la valeur ajoutée, pour la politique étrangère, des projets et initiatives franco-allemands, et aux problèmes pouvant se poser dans leur mise en œuvre. De hauts représentants des ministères français et allemands de la Recherche et des Affaires étrangères ainsi que des académies des sciences et de différents instituts de recherche ont proposé et débattu des idées pour résoudre la question clé, à savoir comment la France et l’Allemagne peuvent réussir à mobiliser ensemble des potentiels de synergie en se concertant avec les principaux pays partenaires, notamment ceux hors UE, sur des objectifs, stratégies et projets dans des domaines sélectionnés.